Le corps comme boussole : retrouver l’ancrage au quotidien

Femme assise de dos sur un tapis de mousse

Ce que j’ai mis des années à réapprendre

Pendant quinze ans, sur les tournages, mon corps n’était pas à moi : il fallait qu’il obéisse. Pleurer sur commande, sourire quand la scène l’exigeait, tenir debout après quinze heures de travail. J’ai appris à faire taire ce qu’il me disait bien avant d’apprendre à l’écouter.

J’ai payé cette dette à 35 ans, quand mon corps et ma tête ont lâché en même temps. Ce n’est pas venu d’un coup. C’est arrivé comme une facture longtemps repoussée, avec les intérêts en plus. La remontée a été lente, exigeante — et c’est là que j’ai vraiment commencé à comprendre, dans ma chair, ce que je propose aujourd’hui aux personnes que j’accompagne.

L’ancrage, ce n’est pas un concept abstrait. C’est sentir tes pieds sur le sol avant de répondre à un message qui t’angoisse. C’est nommer une sensation — la gorge serrée, les épaules qui remontent — avant de nommer l’émotion. Le corps sait souvent avant nous ce qui se passe. Encore faut-il réapprendre à ne plus lui couper le son.

Un exercice tout simple, que je propose souvent en séance : quand tu sens que tout s’accélère dans ta tête, pose une main sur ton sternum et respire jusqu’à sentir à nouveau tes pieds au sol. Trois respirations suffisent parfois à changer l’état dans lequel tu abordes ce qui vient.

Si tu te reconnais dans ce que je décris — ce sentiment d’être coupé de ton corps, de fonctionner en pilote automatique — c’est exactement le travail qu’on peut faire ensemble. Tu peux prendre rendez-vous pour un premier appel découverte, sans engagement, juste pour voir si cet espace te correspond.

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